Le quartier

Témoignage

« Le projet Beaujon devient enfin réalité ! La SemPariSeine, la ville de Paris et le cabinet LLTR ont dessiné les contours du renouveau de ce quartier. La volonté est clairement affichée : le site Beaujon sera humain, écologique, audacieux. Il sera multifonctionnel, vert et accessible à tous pour tous.

Acquis par la ville de Paris à la fin des années 90, le terrain représente une opportunité foncière remarquable et unique. La municipalité a relancé le projet et a défini un programme d’aménagement qui prévoit pour la population locale, des équipements et des services variés : équipements d’enseignement, crèche, halte-garderie, commerces, gymnase, piscine, mur d’escalade ; et la réalisation d’un espace vert central qui participera à la valorisation du quartier. S’y ajoute la création de 139 logements (foyer de jeunes travailleurs et logements sociaux).

Ce projet urbain illustre la volonté de la ville de Paris de recréer du lien dans la cité et d’améliorer la qualité de vie des Parisiens. C’est une opération de qualité qui compose avec des contraintes fortes, tout en donnant la priorité aux finalités d'intérêt général au cœur d’un arrondissement marqué par une forte activité économique et des prix immobiliers élevés. »

Ian Brossat

Un quartier historique...

Le parc d’attractions Beaujon

Le terrain Beaujon doit son nom à Nicolas Beaujon (1708-1786), riche financier d'origine bordelaise, qui y fit construire sa résidence, une somptueuse « folie » entourée de jardins, dessinée par l'architecte Nicolas-Claude Girardin.

En 1801, les jardins devinrent un parc d'attractions dirigé par l'aîné des Ruggieri (fameux entrepreneurs de feux d'artifices), dont un moulin constituait le fond de décor.

On y trouvait des célèbres « montagnes françaises » ou « promenades aériennes » (en langage usuel : des montagnes russes), ancêtres des grands huit.


L'hôpital Beaujon

Nicolas Beaujon fonde en 1784 à Paris, au Faubourg du Roule, un établissement nommé "Hospice Saint-Nicolas", destiné à recevoir douze garçons et douze filles orphelins de la paroisse Saint-Philippe-du-Roule. Bien vite appelé "Hospice Beaujon" ou "Maison Beaujon" en reconnaissance du généreux bienfaiteur, l'établissement, édifié selon les plans de l'architecte Girardin, prend en charge gratuitement l'entretien et l'instruction des jeunes orphelins. 

Il conserve peu de temps sa destination puisque l'application du décret du 17 janvier 1795 provoque la transformation de l'hospice en un service hospitalier appelé par la Convention : "Hôpital du Roule". En 1803, le conseil général des hospices confirme le changement de vocation de l'établissement mais lui attribue le nom de son fondateur : il devient Hôpital Beaujon. Transformé en maison de malades, Beaujon compte près de 700 lits en 1935.

Reconnu trop vétuste pour continuer d'accueillir les malades, il doit être désaffecté. Le ralentissement de son activité se manifeste par la fermeture de la maternité fin mars 1935. En décembre 1936, l'administration prend les dispositions nécessaires pour que l'ancien Beaujon cesse d'être ouvert au public et qu'il ne reçoive plus les malades à partir du 15 janvier 1937. 

Après l'hôpital

Après sa désaffectation en 1935, les services de l'hôpital parisien Beaujon sont transférés à Clichy au nouvel hôpital Beaujon, tout en conservant son nom originel. 

Le site devient la propriété de l'Etat. L'édifice accueille, à partir de cette date, un service de la Préfecture de Police parisienne et l'école pratique des gardiens de la paix.

La construction du central téléphonique
Les années 1970

Dans les années 1970, France Télécom entreprend la construction du central téléphonique souterrain, qui sera mis en service en 1975 et qui reste aujourd'hui toujours en activité. La construction de ce central téléphonique a nécessité la réalisation d'une fouille de 30 mètres de profondeur, ouverte au pied de l'hôtel Beaujon.

Les années 1980

Ce n'est que dans les années 1980 que l'Hôtel Beaujon est rénové et restructuré afin d'accueillir différents équipements toujours en fonctionnement aujourd'hui (crèche, conservatoire, espace culturel).

Les années 2000

Les années 2000 ont été consacrées aux études d'aménagement et aux études techniques. Les premiers travaux préparatoires ont commencé en 2008. Depuis, les travaux d'aménagement et de construction se déroulent par phases, compte tenu de l'exiguïté des lieux.

 

... qui reprend vie

L'opération d'aménagement orchestrée par la Ville de Paris et portée par la SemPariSeine (aménageur) s'étend sur environ 15 300 m² de terrain dont :

  • 9 000 m² environ de logements sociaux (139 logements).
  • 9 000 m² environ d'équipements.
  • 2 000 m² environ dédiés aux services (bureaux, commerces et commissariat).
  • 1 800 m² environ de jardin public.
  • 3 300 m² environ de voiries.

 

La situation

Au Nord-Ouest du 8ème arrondissement, situé entre les rues de Courcelles et du Faubourg Saint Honoré, la ZAC Beaujon (1,2 hectares) se situe au cœur du quartier du Faubourg du Roule, sur l'ancienne emprise de l'hôpital Beaujon.

On y trouve de nombreux équipements publics, notamment les crèches Monceau et Beaujon, un espace culturel et un conservatoire, équipements qui viennent animer le quartier. Ce terrain représente une opportunité unique pour le 8ème arrondissement.

Le plan de situation de la ZAC Beaujon 


Le 8ème arrondissement en chiffres


Avec 39 310 habitants (Source INSEE-2007) (environ 40 000 depuis 2004) pour 3,88 km², le 8ème arrondissement représente
 1,8% de la population parisienne. Il s'agit de l'un des arrondissements les moins densément peuplés de la capitale.